Août : Les Mois en Franche-Comté (...)
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De la pluie en Août
Il n'en faut pas du tout.
Le mois d'août
N'a jamais fait grossir le Doubs.
Charles Beauquier a publié les "Les Mois en Franche-Comté" dans la Revue des Traditions, tout au long de 12 parutions, pour l'année 1899, de ce mensuel d'ethnologie.
L'Histoire de notre village est intimement liée à grand personnage et à son intervention à la Source du Lison:
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Personnalité originale et puissante, Charles Beauquier a compris avant beaucoup d'autres l'importance pour notre vie quotidienne, de la défense de l'environnement et de la préservation de la ...
https://vivranans.info/2022/12/charles-beauquier-et-nans-sous-sainte-anne-legende-ou-realite.html
Nous poursuivons donc la publication au fil de cette année 2026 et de celle de 2027, des extraits choisis de ses "Mois de l'Année en Franche-Comté" avec aujourd'hui le mois d'Août .
" Pendant les moissons, le repas de midi consiste souvent en bouillie de farine de froment, lait et oignons verts hachés.
Vers 4 heures, un goûter ou goûtillon : pain et fromage de tome ( fromage nouveau peu salé), ou encore café noir, pain et beurre.
Dans la haute montagne, on mange: le matin, une soupe aux pommes de terre ou du café au lait ; à midi, soupe, viande, et légumes : choucroute et andouilles , choux, raves salées, poires cuites et lard.
Les dimanches, mardi et jeudi sont les jours où l'on sert le porc salé. Le soir, bol de lait et pommes de terre en robe de chambre. Dans les pays de fruitières (fromageries) au lieu de lait on mange la létia, létio, petit lait et le serra ou serret.
Pendant la fenaison et la moisson, les repas sont plus substantiels : viande et vin et, en plus, deux repas supplémentaires : à 10 heures du matin et à 4 heures du soir. Le bon pain a remplacé le pain noir et le bôlon.
Comme on a plus de peine qu'au moment des foins, les gerbes une fois rentrée au grenier, on célèbre la terminaison de ce rude travail en prenant un chat plus important qu'au temps de la fenaison.
Outre le repas traditionnel offert aux moissonneurs et dans lequel figure la plus grosse saucisse gardée pour cette occasion, on fait parfois venir un musicien et l'on danse dans la grange ( autrefois sur l'aire à battre le blé). Cet usage à peu près général il y a quelques années est bien tombé aujourd'hui.
Au lieu de cette expression prendre le chat, faire le tue-chat ou le tue-chien, on dit dans certaines localités de la Haute-Saône, à Aillevans notamment, laver le bouquet, parce que sur la dernière voiture qui ramène les gerbes on a planté un bouquet enrubanné.
Souvent aussi, comme pour le chat des foins, on fait un feu de joie autour duquel on danse.
Ainsi que nous l'avons déjà dit, il est bien difficile de donner un sens plausible à cette expression de tuer le chat ou le chien s'appliquant à ces modestes fêtes qui terminent les grands travaux de la campagne. Nous allons toutefois hasarder cette hypothèse :
Chez les anciens écrivains naturalistes ou écrivains cynégétiques, le chat sauvage ou lynx était désigné sous le nom bien connu de loup cervier. Gaston Phoebus, dans son ouvrage sur la chasse a un chapitre intitulé:
Ci-devise comment on doit chassier et prendre le chat. Il est possible que la capture de cet animal, à moitié fantastique et réputé pour horriblement dangereux, ait donné lieu à des réjouissances dont la tradition populaire a gardé le souvenir ."
[...]


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