Juillet : Les mois en Franche-Comté (...)

  • Vivranans

À la Sainte-Anne allez voir vos vignes ;
Si les raisins ne sont pas gros comme des pois,
Vous êtes sûrs qu'à la Saint François
Ils ne seront pas assez mûrs pour vendanger.

Charles Beauquier : Franche-Comté, La Tradition tout au long de l'année

 

Charles Beauquier a  publié les  "Les Mois en Franche-Comté" dans la Revue des Traditions, tout au long de 12 parutions, pour l'année 1899, de ce mensuel d'ethnologie. 
L'Histoire de notre village est intimement liée à grand personnage et à son intervention à la Source du Lison:

Nous poursuivons donc la publication au fil de cette année 2026 et  de celle de 2027, des extraits choisis de ses "Mois de l'Année en Franche-Comté" avec  aujourd'hui  le mois de Juillet avant une pause jusqu'en Septembre.

" Avec juillet commence la série des mois stériles pour les traditions populaires. Cela tient à l'absence de fêtes religieuses ; on dirait que l'Église, si prodigue pourtant de ses cérémonies a compris que le cultivateur occupé à récolter à cette époque "ce qu'il a semé" n'avait pas le temps de chômer les saints du calendrier.
Nous n'avons pu recueillir , concernant le mois de juillet, que quelques dictons météorologiques ou agricoles:
 

À la Visitation ( 2 juillet),
Si le temps a été bon

Il peut pleuvoir un peu.
Il n'y aura que perte de temps

Parce que si le foin pourrit
Le raison se nourrit.
(Mouthier, Doubs).



À la Sainte-Marguerite (20 juillet)
Porte pluie est maudite.
S'il pleut à la Sainte-Marguerite

Noix et noisettes se gâteront vite.
Si Saint-Jacques (le 25) brûle le foin
Sainte-Anne (le 26) le remouille.
Si Saint Jacques est serein
L'hiver sera doux et chagrin.
Saint Jacques pluvieux
Les glands malheureux.
Qui veut bon navet
Le sème en Juillet.


 

 

À Broye-les-Pesmes , le 26 Juillet, fête de sainte Anne, éclataient toujours de terribles orages. Voici la légende qu'on raconte à ce sujet :
Il y avait autrefois dans la localité une statue de Sainte-Anne très vénérée et qui attirait des pèlerins de plusieurs lieues à la ronde. Or, un jour on s'avisa de vouloir transporter cette statue dans un village voisin, de l'autre côté de la Saône. Dès le lendemain de cette translation accomplie en grande cérémonie, Sainte-Anne disparut. Elle était retournée à sa chapelle primitive. Une seconde fois on la ramena, mais inutilement encore ; en passant la rivière, un orage se déchaîna sur le bateau et les rameurs furent en danger de périr. Chaque année à la même date le tonnerre gronde et le vent et la pluie font rage. On dit alors dans le pays que Sainte-Anne fait ses orvals ; dans le parler comtois orval signifie mauvais temps, orage. "

[...]
 

 

 

 

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