" Ce sont les rêveurs qui font changer le monde, les autres n'ont pas le temps pour ça..." (Albert Camus)

Le désir: " Ma guitare" (...)

 

Hier ma guitare...

 

Hier encore, tu jouais comme il faut,

Accordée a mon cœur, tu partageais mes mots.

De tes accords vivants, tes plaintes nostalgiques,

Tu étais avec moi, et nous étions musique…

Mais mon amie ce soir, tu ne pourras chanter,

Je t’ai ôté la vie sans pourtant te tuer,

Je t’enlève tes cordes, aujourd’hui fatiguées 

Faute que trop souvent, je t’ai sollicitée.

 

Te mettrai d’autres cordes, pour jouer à nouveau,

Et sur ta voix nouvelle, je mettrai d’autres mots,

Je t’enlève ta robe, cette vieille peinture,

Que ma main a raillé de ses ongles un peu durs,

Je t’habillerai de neuf, de toilettes plus belles,

Et tu verras alors, tu seras éternelle,

Pour cacher sur ta peau, ces vieilles éraflures,

Et nous pourrons encore revivre d’aventures…

 

Je verrai sur ton bois, une robe bien noire,

Aussi noire que la nuit, lorsque vient le cafard…

Mais parsemée d’étoiles, les âmes des poètes,

Qui viennent chaque soir, se blottir dans ma tête.

Me chuchoter des mots, de tendresse, d’amour,

Que je chante avec toi, lorsque revient le jour…

Sur ta robe de nuit, je peindrai des chevaux,

Les crinières aux vents, arrivant au galop…

 

Éclaboussant alors de leurs vives couleurs,

Tous ces airs nostalgiques, et ces chants de bonheurs…

Et mes doigts reviendront, te redonner la vie,

Nous retrouver encore, pour toujours réunis,

Pour rejouer ces notes, un instant oubliées…

Et pour toujours, encore, nous remettre à chanter.

Il nous reste encore, des moments à venir,

Il faut que tu revives, pour ne jamais finir.

 

Oubliée un matin, tout au fond d’un coin d’ombre,

Dans un grenier humide, une cave trop sombre,

De ces journées moroses, où le moral s’en va,

Où je te prends alors, pour retrouver la joie,

Et ces soirées de fêtes, où embués d’ivresse,

Nous jouerons à l’amour, l’amitié, la tendresse,

Des airs de flamenco, en frappant dans nos mains

Nous jouerons sans penser alors aux lendemains.

 

Amie de chaque jours, confidente des nuits,

On a fait le chemin, ensemble, de la vie,

De tes accords majeurs qui chantaient l’allégresse,

A tes autres mineurs qui pleuraient la détresse,

De Brassens à Cabrel , de Duteil à Ferrat,

De toutes leurs chansons, que tu jouais avec moi,

De Renaud à Auffray, de Brel à Moustaki,

De tout cela, Amie, moi je t’en remercie.

 

Roberto MASILI.

 

Le poème dit par Roberto Masili:

 

Pour voir tous les Poèmes de l'édition 2021 publiés sur Vivranans:

#Le désir

Article publié le Samedi 27 Mars 2021

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